Jean Ping : "La Cour constitutionnelle a retiré aux Gabonais le droit de choisir

 |  Posted by Christelle Lebrasse  |  0

Samedi, au cours d'une conférence de presse, Jean Ping a qualifié d'"inique" et de "terrorisme démocratique" la décision de la Cour constitutionnelle du Gabon de valider la réélection d'Ali Bongo à la présidence.

"La Cour constitutionnelle a retiré au peuple gabonais le droit de choisir". Queues heures après que la Cour constitutionnelle gabonaise a validé la réélection du président Ali Bongo Ondimba, l'opposant Jean Ping a rejeté samedi 24 septembre cette décision en la qualifiant de "déni de droit". 

"En déposant un recours devant la Cour constitutionnelle, j’ai voulu être légaliste. Une fois de trop, une fois de plus, devant l’évidence du verdict des urnes, la Cour a montré ses limites à travers son incontestable parti pris. Ce faisant, elle a manqué l’opportunité de s’inscrire positivement dans l’Histoire de notre pays", a déclaré Jean Ping. "La nation a assisté à un déni de droits à travers une parodie de procédure qui s’est achevée par une grossière manipulation des chiffres. Cette décision ne rassemble pas les Gabonais et ne les apaise pas", a-t-il ajouté.

"Je ne reculerai pas", a-t-il poursuivi avant d'affirmer sa détermination "à faire triompher l’alternance et l'idéal démocratique". Il s'est également adressé au peuple gabonais et à la communauté internationale : "J’invite le peuple gabonais à rester vigilant en ce jour de deuil. J’invite la communauté internationale à prendre toute la mesure de la situation du Gabon". "Battons-nous pour faire respecter le choix du peuple gabonais", a-t-il conclu.

Dans la foulée de cette allocution de Jean Ping, le président Ali Bongo, dans une interview à Reuters, a déclaré que le nouveau gouvernement comprendrait très vraisemblablement des personnalités de l'opposition. Il n'a pas non plus exclu que Jean Ping soit convié à faire partie du futur gouvernement, assurant  que "tout est possible".